Construction CCMI

Construire sur argiles dans l’Aude : étude de sol, fondations et eaux pluviales

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Construire sur argiles dans l’Aude : étude de sol, fondations et eaux pluviales

Autour de Carcassonne, de Castelnaudary, de Limoux ou de Narbonne, une grande part des terrains à bâtir est exposée au retrait gonflement des argiles. Depuis la loi ELAN, la construction d’une maison sur ces sols obéit à des règles précises : étude de sol à la vente du terrain, conception adaptée des fondations, gestion des eaux. Voici ce qu’il faut vérifier, du contrat à la visite fondations.

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L’essentiel

Dans les zones d’exposition moyenne ou forte au retrait gonflement des argiles, le vendeur d’un terrain constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, et le constructeur doit suivre une étude de conception ou appliquer des dispositions constructives réglementaires : fondations plus profondes, chaînages, gestion des eaux pluviales, éloignement de la végétation. L’expert vérifie, aux étapes clés du chantier, que ces prescriptions sont respectées, en particulier lors de la visite fondations, avant que tout ne disparaisse sous le remblai.

Sur un sol argileux, les fondations se contrôlent fouilles ouvertes : c’est la seule occasion de vérifier leur profondeur. Faites la avec un expert.

Le contexte

Des terrains largement exposés

La carte d’exposition au retrait gonflement des argiles de Géorisques classe en exposition forte le centre d’un grand nombre de communes de l’Aude où se construisent des maisons : Cazilhac, Pezens, Conques-sur-Orbiel, Berriac et Lavalette autour de Carcassonne, Villeneuve-la-Comptal et Labastide-d’Anjou dans le Lauragais, Moussan et Vinassan autour de Narbonne, Ferrals-les-Corbières près de Lézignan-Corbières, Pieusse et Pomas dans le Limouxin. D’autres, comme Bizanet, Armissan ou Villegailhenc, sont en exposition moyenne.

Ces sols se rétractent en période de sécheresse et gonflent à la reprise des pluies, et une maison mal fondée en subit les mouvements, avec des fissures qui peuvent apparaître dès les premières années. Les arrêtés de catastrophe naturelle pour la sécheresse, répétés dans le Lauragais et le Carcassonnais, en témoignent. Notre article sur la sécheresse et les argiles explique le mécanisme en détail.

La loi

Ce que prévoit la loi ELAN

Depuis le 1er octobre 2020, dans les zones d’exposition moyenne ou forte, la vente d’un terrain non bâti constructible doit s’accompagner d’une étude géotechnique préalable, annexée à la promesse ou à l’acte. Cette étude, valable trente ans si le terrain n’a pas été remanié, qualifie le sol et ses risques. Le constructeur doit ensuite soit suivre une étude géotechnique de conception, qui définit les fondations adaptées au projet, soit appliquer les dispositions constructives forfaitaires prévues par la réglementation.

Ces dispositions forfaitaires, fixées par un arrêté du 22 juillet 2020, portent notamment sur la profondeur minimale d’ancrage des fondations, au moins 0,80 mètre en exposition moyenne et 1,20 mètre en exposition forte, sur la rigidité de la structure, chaînages horizontaux et verticaux, sur la gestion des eaux pluviales et sur l’éloignement des arbres. Le contrat de construction de maison individuelle doit indiquer les travaux d’adaptation au sol prévus et leur coût.

Le contrat

Ce qu’il faut lire avant de signer

Avant de signer le contrat de construction, demandez l’étude de sol du terrain et vérifiez que le contrat et la notice descriptive en tiennent compte : type et profondeur des fondations, chaînages, dispositifs de gestion des eaux, éventuel vide sanitaire. Le prix des travaux d’adaptation au sol doit figurer au contrat, car il peut représenter une part significative du budget. Un contrat qui renvoie ces travaux à plus tard, ou qui les chiffre de façon forfaitaire sans étude, mérite des explications.

Les travaux réservés par le maître d’ouvrage, comme les terrassements extérieurs, les réseaux ou les aménagements autour de la maison, doivent aussi respecter les prescriptions de l’étude : éloignement des eaux pluviales, absence de plantations trop proches, trottoir périphérique. Notre article sur les raccordements et réseaux détaille la question des eaux pluviales. Si le terrain a été acheté avant l’entrée en vigueur de ces règles, ou sans étude, le constructeur doit tout de même adapter les fondations au sol.

Sondage géotechnique sur un terrain à bâtir

Une étude géotechnique sur le terrain définit les fondations adaptées au sol argileux. Elle précède le contrat.

Les fondations

La visite décisive

La visite fondations intervient fouilles ouvertes, idéalement juste avant le coulage du béton. L’expert vérifie l’implantation, la profondeur des fouilles sur tout le pourtour, la largeur des semelles, le fond de fouille, sa propreté et l’absence d’eau stagnante ou de terre remaniée, le ferraillage et les attentes des chaînages verticaux. Il compare l’ensemble aux plans, à l’étude de conception ou aux dispositions forfaitaires, et signale tout écart.

Sur un terrain en pente ou hétérogène, il vérifie que la profondeur d’ancrage est respectée partout, y compris côté aval, et que les fondations sont homogènes, sans mélange de modes de fondation sous un même bâtiment sans joint. Un écart constaté à ce stade se corrige en quelques heures ; découvert après des fissures, il coûterait une reprise en sous œuvre. Notre page visite fondations CCMI détaille cette prestation, au prix publié de 510 € TTC jusqu’à 75 m².

Les étapes suivantes

Structure et gestion de l’eau

Lors de la visite gros œuvre, l’expert contrôle les chaînages horizontaux et verticaux, la présence de joints de rupture entre parties de hauteur ou de fondation différentes, comme un garage accolé, et la qualité des maçonneries. Ces éléments donnent à la maison la rigidité qui lui permet de supporter de légers mouvements du sol sans se fissurer. À la réception, il vérifie le raccordement des descentes d’eaux pluviales et leur évacuation loin des fondations.

L’eau est en effet l’autre facteur déterminant : une descente qui rejette l’eau au pied d’une façade, un regard qui fuit ou un arrosage concentré contre les murs suffisent à créer des mouvements différentiels. L’étude de sol précise en général les distances et les dispositifs à respecter. Notre page visite gros œuvre CCMI présente les contrôles de cette étape.

L’accompagnement

Faire construire sous contrôle

Un maître d’ouvrage qui fait construire loin de son domicile, ou qui n’a pas de compétence technique, ne peut pas vérifier seul ces points. Notre assistance CCMI intervient aux six étapes clés, fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré réception et réception, dans toutes les communes de l’Aude. Chaque visite donne lieu à un rapport photographié, qui vous permet de demander une correction au constructeur avant l’étape suivante.

Les prix sont publiés sur la page nos tarifs, avec une gestion de dossier de 450 € pour l’ensemble du chantier. Pour un terrain en zone inondable, notre article sur la construction en zone inondable complète ces conseils, et pour la haute vallée, celui sur la construction en zone sismique. Un conseiller vous oriente au 0 805 69 09 69.

Descente d'eaux pluviales raccordée loin de la maison

Les eaux de toiture doivent être évacuées loin des fondations, dans un réseau ou un puisard éloigné. Un regard le permet.

Pour aller plus loin

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Questions fréquentes

Questions fréquentes

L’étude de sol est elle obligatoire ?

Oui à la vente d’un terrain constructible en exposition moyenne ou forte, puis une étude de conception ou des dispositions forfaitaires pour la construction.

Quelle profondeur pour les fondations ?

Les dispositions forfaitaires prévoient au moins 0,80 m en exposition moyenne et 1,20 m en exposition forte.

Quand faire la visite fondations ?

Fouilles ouvertes, juste avant le coulage du béton.

Le coût de l’adaptation au sol est il dans le contrat ?

Il doit y figurer ; demandez des explications s’il est renvoyé à plus tard.

Les eaux pluviales comptent elles ?

Oui, elles doivent être éloignées des fondations pour éviter des mouvements différentiels.

Combien coûte la visite fondations ?

510 € TTC jusqu’à 75 m², puis 3 € par m², plus la gestion du dossier et le déplacement.

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Décrivez nous votre situation : devis en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (ELAN), article 68, Légifrance
  • Arrêté du 22 juillet 2020 relatif aux techniques particulières de construction dans les zones exposées au retrait gonflement des argiles, Légifrance
  • Géorisques, retrait gonflement des argiles, ministère de la Transition écologique


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